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— 13A — déjà plus à l'époque jurassique pour diverses raisons qu'il serait trop long d'énumérer ici. Quant à Tëpoque crétao^e, la découverte, sin-la côte orien- tale, des fossiles cités plus haut doit faire admettre que notre grande co- lonie e'tait déjà une ile. Les atlinités de ces fossiles avec ceux de TOuest aussi Itien qu'avec ceu\ de l'Est de l'Inde viennent à l'appui de la même conclusion. En terminant, je désire faire remarquer combien nos connaissances sur la géologie de Madaj'ascar s.^ sont augmentées depuis un très petit nomlire dannées, grâce aux envois de fossdes que nous devons à MM. Gantier, Bastard, Maj>'er, Ardouiu, de Bou\ië et Marius Grillo. Nous vovons la cein- ture sédinientaire qui entoure à l'Ouest le haut massif cristallin se diviser en plusieurs zones parallèles disposées régulièrement et se poursuivant du Nord au Sud. toujours dans h même ordre. C'est d'abord, appuyée direc- tement contre le massif cristallin, une bande gréseuse, sur lacpielle nous n'avons (Micore aucun renseignen)ent paléontologique, mais qui pourrait bien repr(''senler les formalions triasiques du (-ap et de l'Inde. Puis une bande jurassique avec divers étages allant du Bajocien au Jurassique su- périeur (Kimeridgien); puis une zone infra-crétacée à laquelle succèdent le Génomanien et le Crétacé supérieur et enfin, sur le littoral, une bande éocène que MM, Grandidier et Fischer on! l'té les premiers à faire connaître. L'AlimtE À ('.UILTÉ ET LE CiIILTÉ, PAU M. Gabriel IÎkktkam). Ij'arbre à Chiite et l'espèce de gutta-percha qu'il fournit ont été reconnus par M. Léon Diguet au cours de son voyage d'exploration au Mexique et dans la Basse-Californie. C'est avec les renseig-nenienls et les produits qu'il m'a procurés que j'ai pu entreprendre l'étude dont je donne aujourd'hui les premiers résultats. Larbrc est un Jatropha, voisin du Jalvopha /fuiiif/uctohn , mais dont l'es- pèce n'a pu être déterminée encore avec certitude. On le rencontre dans les forêts du territoire de Tepic, principalement dans les régions basses, inférieures à 5oo mètres d'altitude. C'est un arbre de six à huit mètres de hauteur, pas très ramifié, à feuilles (jiiinquelobées, et dont le porl rappelle assez bien celui d'un Paulownia. 11 m; porte de feuilles (jue pen- dant la saison des pluies, c'est-à-dire pendant deux et demi à trois mois, en juillet, août et septembre. Les indigènes commencent à exploiter le latex quand Tarbre a quatre ou cinq ans, mais c'est seulement à partir de la huilième année que l'ai-bre est en plein rapport. A cet âge, il peut

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L'Arbre à Chilté et le Chilté

Gabriel Bertrand
Bulletin du Muséum national d'histoire naturelle 5(3): 134-136 (1899)

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